Un chemin vers l’égalité des genres

L’initiative Place aux filles soutient les aspirations des femmes au leadership
 

À l’occasion de la Journée internationale de la femme et de la Journée internationale de la fille à venir (11 octobre 2020), Richardson GMP est ravie d’annoncer son intention de participer à une initiative annuelle unique, le défi Place aux filles qui fait partie de la campagne #GirlsBelongHere (les filles appartiennent ici).

Organisée par Plan International Canada, membre d’une organisation mondiale dédiée à l’avancement des droits de l’enfant et de l’égalité pour les filles, l’initiative Place aux Filles est conçue pour aider à propulser les femmes à des postes de direction partout au Canada.

Le président et chef de la direction de Richardson GMP, Andrew Marsh, a accepté de quitter ses fonctions pour une journée au quatrième trimestre afin de permettre à une jeune femme d’assumer symboliquement le rôle de leadership. Sélectionnée par Plan International Canada, la jeune candidate se joindra à Richardson GMP pour la journée, où elle fera partie des cadres supérieurs, supervisera une réunion de la haute direction, parmi d’autres tâches, et gagnera de l’expérience de ce que c’est d’être à la tête d’une importante société de gestion de patrimoine indépendante.

Richardson GMP adopte et soutient des initiatives significatives comme Place aux filles ou #GirlsBelongHere, qui soulignent et, en fin de compte, aident à éliminer les obstacles au-delà des obstacles externes ou institutionnels plus évidents. C’est-à-dire que nous reconnaissons la nécessité de s’attaquer à des obstacles invisibles plus subtils – les obstacles internes comme le manque de confiance en soi, l’autocritique et la baisse des attentes qui empêchent de nombreuses filles et femmes de traverser plus efficacement la voie au leadership.

« À la base, cette initiative vise à mettre en évidence le fait que les gens deviennent des leaders en intériorisant une identité de leadership et en développant un sens de finalité », dit M. Marsh. « Cette confiance en soi est une première étape nécessaire! En participant à cette initiative, nous encourageons les jeunes femmes non seulement à imaginer de quoi elles sont capables, mais aussi à le concrétiser. »

Catherine Chalmers, vice-présidente de la philanthropie chez Plan International Canada, affirme qu’en participant au programme Girls Belong Here, « les sociétés unissent leurs voix pour faire une déclaration audacieuse sur l’égalité des genres en milieu de travail et prennent position en faveur des jeunes femmes et des filles partout. »

« Nous sommes ravis que Richardson GMP se joigne à nous cette année. En tant qu’organisation novatrice et avant-gardiste, profondément intéressée à développer une culture du bien social, l’implication de Richardson GMP renforce un engagement à l’égard d’enjeux sociaux importants comme l’égalité des genres et souligne le désir [de l’entreprise] de mobiliser les employés et plaidoyer auprès des clients, d’un océan à l’autre, pour prendre position », dit Mme Chalmers.

Au Canada, seulement 15 % des postes de chef de la direction sont occupés par des femmes. De plus, les femmes représentent 19,5 % des membres du conseil d’administration des 500 entreprises les plus grandes au Canada. Seulement 8,5 % des postes les mieux rémunérés dans le top 100 des sociétés au Canada sont occupés par des femmes, selon Plan International Canada.

Il est toutefois important de noter que, comme le souligne à juste titre la Harvard Business Review, « Devenir un leader implique beaucoup plus que d’être mis dans un rôle de leadership, d’acquérir de nouvelles compétences et d’adapter son style aux exigences de ce rôle. Il implique un changement d’identité fondamental. » À titre d’organisation, nous nous engageons non seulement à conseiller et à soutenir les femmes dans leur recherche de rôles de leadership, mais aussi à continuer à aborder les politiques et les pratiques qui « communiquent un décalage entre la façon dont les femmes sont perçues et les qualités et les expériences que les gens ont tendance à associer avec les dirigeants. »

La première dame des affaires canadiennes : Muriel Sprague Richardson

Le nom Richardson est souvent associé avec les premiers – et Muriel Sprague Richardson n’en fait pas exception. En 1939, elle est devenue la première femme à diriger une société importante au Canada, devenant la cinquième présidente de James Richardson & Sons limitée (JRSL). Lors de sa direction qui a duré 27 ans, elle a répandu l’intérêt à l’industrie céréalière et aux services financiers de la société et a ajouté l’immobilier et la construction de pipelines, parmi d’autres entreprises.

Elle se trouvait également parmi les premiers chefs d’entreprise au Canada à introduire un régime de retraite pour employés, une assurance-vie de groupe et d’autres avantages sociaux. Cependant, son exceptionnalisme a demeuré inconnu en dehors de l’entreprise et la communauté dans laquelle elle vivait.

« Une femme courtier avec une passion indéfectible pour l’anonymat »

Décrite comme privée, extrêmement sans prétention, calme et pratique, elle a été propulsée au poste de leadership à la suite du décès soudain de son mari James Richardson (53 ans). Nouvellement veuve, Mme Richardson aurait eu du mal à rassembler l’énergie et la passion pour prendre les rênes. Par contre, selon un article écrit par un journaliste de Maclean’s en 1957, elle a été incitée à l’action après avoir entendu parler d’un négociateur en grain prévoyant la disparition imminente de JRSL.

« Quand j’ai entendu parler de cela, j’ai su ce que j’avais à faire », aurait déclaré Mme Richardson.

L’article de Maclean’s décrit ensuite l’approche de Mme Richardson : « Elle s’est plongée dans le travail, parfois six jours par semaine. Elle connaissait peu de détails et peu de la terminologie de l’industrie céréalière ou de l’investissement. Elle a rappelé aux employés qu’elle n’était que « le pont entre mon mari et mes fils ». « Mais nous nous sommes vite rendu compte qu’elle avait une connaissance extraordinaire de l’entreprise et des hommes qui s’y trouve », dit un associé. « Je ne connais aucune femme qui aurait pu s’emparer comme elle l’a fait. »

En tant que femmes et hommes de Richardson GMP, nous sommes certainement heureux que Muriel ait pris la charge d’une telle manière extraordinaire.

Muriel Richardson