Devenir un investisseur comportemental avisé

Partie 1 : Le fondement

Dans cet article, nous présentons la finance comportementale, expliquons pourquoi beaucoup d’entre nous sont enclins à prendre des décisions d’investissement irrationnelles et partageons quelques outils pour réduire les erreurs comportementales en matière d’investissement. La seconde partie traitera plus en détail des biais précis et des stratégies d’adaptation.

Après tout, nous apprenons en faisant des erreurs, que ce soit en tant qu’individus ou en tant que société, en y réfléchissant et, espérons-le, en prenant de meilleures décisions en conséquence. Parfois, cependant, nous répétons nos erreurs comme si nous étions préprogrammés; nous nous comportons de façon irrationnelle, nous prenons des décisions moins qu’optimales et nous nous corrigeons rarement nous-mêmes. Entrez dans le domaine de la finance comportementale, qui se concentre sur l’influence de la psychologie sur le comportement financier des gens, sur notre processus de prise de décisions et sur nos erreurs.

La recherche sur la finance comportementale se développe depuis des décennies, révélant des cas où nous prenons systématiquement les mauvaises décisions, puis en retraçant ces décisions jusqu’à la réflexion ou la perception erronée. Ces erreurs sont particulièrement évidentes lorsqu’il s’agit d’investir, tant pour les particuliers que pour les professionnels, et se font au détriment du succès et des rendements à long terme. Si vous investissez depuis un certain temps, vous avez probablement fait des erreurs. La finance comportementale peut nous aider à comprendre pourquoi nous commettons certaines erreurs de placement, pour ensuite nous aider à modifier notre comportement afin d’éviter ou d’atténuer leur impact financier. 

La peur de perdre

L’évolution humaine peut expliquer en partie pourquoi nous pouvons être des mauvais investisseurs ou des investisseurs irrationnels. Nous sommes programmés pour protéger et réagir. Ces comportements fondamentaux nous ont bien servis pendant des millénaires, mais ils sont littéralement à l’opposé de ce que devraient faire les bons investisseurs à long terme. Par exemple, le concept comportemental de l’aversion pour les pertes nous fait ressentir plus de douleur à la suite d’une perte que la joie ressentie lors d’un gain de taille égale. C’est enraciné dans le désir de protéger ce que nous avons. Et quand les pertes augmentent, nous voulons réagir et nous accroupir. Ce comportement peut nous amener à nous accrocher à des placements trop longtemps pour éviter d’essuyer une perte, ou à investir de façon trop prudente, sans vouloir subir quelque perte que ce soit. À long terme, cependant, cela peut nous amener à prendre notre retraite avec un pécule beaucoup plus petit.

La finance comportementale a mis à jour de nombreux biais ou raccourcis adoptés par nos cerveaux (notre programmation). Habituellement, cela nous aide à naviguer dans un monde complexe qui a beaucoup trop de stimuli. Malheureusement, bon nombre de ces raccourcis nous nuisent lorsqu’il s’agit d’investir.

Confirmer nos biais

Par exemple, le biais de confirmation incite les investisseurs à rechercher des informations ou des opinions qui appuient leurs opinions préexistantes. Ce biais incite également les investisseurs à ignorer ou à discréditer les opinions contraires. Le risque de placement lié à ce biais est qu’un investisseur se concentre de manière myope sur un seul point de vue, ce qui entraîne un risque potentiel de concentration du portefeuille dans une catégorie d’actifs, un secteur ou une société. Et si les preuves contraires s’accumulent, l’investisseur risque de ne pas voir les signes que des difficultés se profilent à l’horizon. Le biais de confirmation a contribué à alimenter la bulle technologique... jusqu’à ce que ce ne soit plus le cas.

Contrecarrer les mauvais comportements

De nombreux biais incitent souvent les investisseurs à commettre une erreur comportementale qui peut nuire à leur succès à long terme. Ces biais se manifestent par des comportements tels que la poursuite de la performance, la capitulation, l’accumulation de risques au sommet du marché et le fait d’être trop conservateur lors des marchés bas.   Heureusement, nous avons mis au point un certain nombre d’outils qui peuvent aider les investisseurs à contrer ou, du moins, à atténuer ces mauvais comportements de placement.

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Suivre une approche systématique

L’adoption d’une approche systématique en matière d’investissement peut aider à éliminer l’émotion du processus. Cela peut aider à compenser de nombreux pièges comportementaux.

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Engagez un expert, le Conseiller

Impartition à un expert. Bien que les investisseurs et les conseillers soient tous deux enclins à commettre des erreurs de comportement lorsqu’ils investissent, la collaboration avec un Conseiller peut aider à atténuer ce risque. Certains biais sont plus fréquents chez les investisseurs et d’autres sont plus fréquents chez les conseillers, et ces biais surviennent souvent à des moments différents. Travailler ensemble peut aider à réduire les erreurs de comportement.

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Vous vous sentez submergé par les émotions? Faites une pause!

Lorsque nous sommes plus émotifs, nos biais prennent le dessus, ce qui augmente le risque d’erreur. Si vous vous sentez submergé par les émotions, faites une pause. Les stratégies de relaxation aident vraiment à réduire le risque de commettre une erreur.

  

 
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